La commission régionale du patrimoine et de l’architecture a émis un avis très favorable à la labellisation de la maison natale de l’entomologiste de renom, à Saint-Léons, l’Aveyronnais Jean-Henri Fabre.
Le label « Maisons des Illustres », décerné pour une durée de 5 ans renouvelable, signale des lieux dont la vocation est de conserver et transmettre la mémoire de femmes et d’hommes qui se sont illustrés dans l’histoire politique, sociale et culturelle de la France. La labellisation de la maison natale de Jean-Henri Fabre contribue à faire de ce lieu, une référence pour la science, la culture et la mémoire vivante de ce grand scientifique
Jean-Henri Fabre (1823-1915) est l’un des naturalistes les plus importants du XIXe siècle. Ses travaux sur l’entomologie, sa démarche d’observation rigoureuse, sa capacité de vulgarisation scientifique et ses talents littéraires en font une figure majeure du patrimoine scientifique français. Il peindra plus de 600 aquarelles, œuvres d’art dont l’exactitude botanique rivalise avec l’esthétique.
Après la labellisation de la dernière demeure de Jean-Henri Fabre, l’Harmas, dans le Vaucluse, en 2012, sa maison natale à Saint-Léons dans l’Aveyron vient d’être reconnue au même titre, ce qui concourt à nouer des relations étroites et à faire bénéficier les deux régions d’un itinéraire riche autour de la culture scientifique.
La maison natale du chercheur est le point de départ de sa vie et de sa vocation. Elle représente un symbole fort de l’origine d’un parcours intellectuel exceptionnel. Sa reconnaissance internationale (correspondance avec Darwin en 1880) donne une portée mondiale à l’illustre. Au total, Jean-Henri Fabre a écrit une centaine de manuels pédagogiques au cours de sa vie sur des sujets très différents, dont certains sont présentés dans la salle d’exposition et répondent aux enjeux pédagogiques souhaités par l’association des Amis de Jean-Henri Fabre.
Même si la maison est modeste, elle a une valeur symbolique et affective importante. Sa préservation est un enjeu face aux risques de dégradation, d’abandon ou de disparition de ce patrimoine rural. Cette maison incarne l’enracinement rural de la famille de Jean-Henri Fabre, mais également de la vie traditionnelle en Rouergue.
Elle se trouve en outre à quelques kilomètres, seulement, de Micropolis, la Cité des insectes située à Saint-Léons et largement inspirée par le scientifique.
Le projet culturel de la maison natale de Jean-Henri Fabre repose sur une programmation qui croise valorisation patrimoniale et valorisation scientifique. Il s’inscrit dans une dynamique collaborative portée par l’association Les Amis de Jean-Henri Fabre et Micropolis, en lien avec d’autres partenaires, notamment avec « Un été avec Monsieur Fabre » (musique, lecture, théâtre)
Un nouveau parcours à l’étude sur le GR62 pourrait faire l’objet d’un itinéraire touristique de culture scientifique autour de Jean-Henri Fabre, en lien avec Micropolis, et le service ingénierie culturelle du département de l’Aveyron, que viendrait compléter la maison de Hippolyte Coste, scientifique également, labellisée Maison des illustres et située dans le département. Le circuit pourrait se poursuivre jusqu’à l’Harmas, labellisée MDI, à Sérignan-le Comtat dans le Vaucluse : deux maisons, deux modèles, la science en commun.