L’illustrateur touche-à-tout expose des œuvres nouvelles et anciennes jusqu’au 26 juillet, dans cette galerie d’art en milieu rural.
Par son talent et sa notoriété, par l’ampleur de sa carrière et de son œuvre (plus de 40 ans de créativité), par son activisme et son entregent, à travers son rôle de médiateur culturel de la communauté de communes de Rignac, sous sa casquette d’inventeur du supermarché de l’art (le SMArt, tous les ans en novembre à Rignac), Gérard Marty est devenu une sorte de « tonton » des artistes aveyronnais et régionaux, toujours bienveillant, souvent promoteur, parfois protecteur. Mais Gérard Marty est aussi un artiste qui « dessine et qui peint toujours ». Il nous le rappelle opportunément avec l’exposition « Et moi je dessine et je peins toujours ! », jusqu’au 26 juillet à La Cabane, espace associatif d’animation culturelle de Tayac (commune de Centrès). Des œuvres inédites et d’autres plus anciennes, pour embrasser toute sa créativité.
Au stylo, au feutre, à la gouache, sur des papiers, des bâches ou n’importe quoi, Gérard Marty griffonne, dessine, peint des images qu’il tire de son propre quotidien et, plus largement, de tout ce que la culture populaire met sous nos yeux. Gérard Marty est obsédé par le trait, dont il a fait son style : l’écriture dessinée. Il raconte ainsi l’ordinaire, voire le banal, mais aussi l’intime. Mais surtout, Gérard Marty a un talent particulier pour se tenir à la bonne et saine distance du sujet, laissant ainsi suffisamment d’espace pour que le regardeur de son œuvre puisse lui-même y glisser son histoire. A moins que cette distance ne lui soit nécessaire pour préserver sa propre sensibilité de « la lourdeur du monde ».
Son travail a conquis bien des regards, parfois très loin de Rignac : Libé, Le Monde, Télérama, à Paris, en Pologne en Chine…
Pour (re)découvrir l’œuvre de Gérard Marty, c’est à la Cabane de Tayac, le vendredi, samedi et dimanche, de 14h à 18h, jusqu’au 26 juillet.